Marché
Banques participatives et créances en souffrance
Un contrat qui n’est pas un prêt à intérêt, et une population de supervision distincte.
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- Serenor Capital
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Les banques participatives font partie du paysage supervisé par Bank Al-Maghrib, dans une population qui n’est pas celle des banques conventionnelles. Leurs expositions en difficulté ne se lisent pas en important le taux de 8,3 % ni une courbe de crédit à la consommation.
Pourquoi l’analogie avec le prêt échoue
La mourabaha est une vente à paiement différé, pas un concours porteur d’intérêts. L’ijara est une location, proche dans sa logique économique d’un crédit-bail, avec un transfert éventuel en fin de contrat. Le remède en cas d’impayé — reprise du bien, poursuite du prix, résiliation — est celui du contrat, pas celui d’un tableau d’amortissement classique.
Cela ne dispense pas de la grille prudentielle applicable à l’établissement. Cela interdit de traiter le nominal comme un capital restant dû au sens d’un prêt, et les « intérêts » comme des intérêts de retard au sens du droit du crédit conventionnel.
Ce que la data room doit contenir
Le contrat nommé, l’échéancier du prix ou des loyers, la situation du titre de propriété, l’état du bien et l’historique des impayés. Sans le contrat, la catégorie prudentielle seule ne dit pas quel droit est cessible ni quelle sûreté, au sens large, l’accompagne.
La due diligence de portefeuille s’applique, avec une question supplémentaire : le cessionnaire peut-il poursuivre exactement le même contrat, ou le montage est-il attaché à l’agrément de finance participative du cédant ? Cette question est juridique. Elle se pose avant le modèle, pas après.
Prix
Le prix part du cash que le contrat peut encore produire, ou du produit net de cession du bien si la reprise est le chemin principal, moins les coûts et le temps. Il ne part pas d’un pourcentage du « face » calé sur les banques conventionnelles.
Les scénarios se séparent : débiteur qui paie encore une partie du prix, bien localisé et reprisable, bien déjà transféré au client et devenu une créance de prix. Les mélanger dans une moyenne donne un faux sentiment de granularité. Voir valorisation.
Pas de série improvisée
Cette note ne publie pas un taux de sinistralité des banques participatives. Le chiffre utile est celui du rapport de l’exercice, sur la ligne exactement libellée, lu dans son tableau. S’il n’a pas été extrait et vérifié, il n’est pas cité ici.
La circulaire de classification demeure le texte prudentiel de référence pour les exercices déjà publiés, jusqu’à l’effet de la circulaire de 2025 en 2027. Elle ne transforme pas une mourabaha en prêt.
Dans la même série
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Cette note décrit une méthode de lecture. Elle ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou d’investissement, ni une opinion sur un dossier particulier. Serenor Capital n’achète pas de créances pour compte propre, ne gère pas de fonds et n’exerce pas le recouvrement.
Sources et références
- Bank Al-Maghrib, Rapport annuel sur la supervision bancaire, exercice 2025 — PDF
- Bank Al-Maghrib, Circulaire n° 19/G/2002 du 23 décembre 2002 relative à la classification des créances et à leur couverture par les provisions, telle que modifiée — PDF
- Circulaire n° 1/W/2025, adoptée le 5 décembre 2025, effet au 1er janvier 2027. Elle ne retraite pas les chiffres 2012–2025 commentés ici.
- Série publique Serenor, base sociale, banques — Morocco NPL Monitor et méthodologie
Questions fréquentes
- Le monitor inclut-il les banques participatives dans les 102,3 milliards ?
- La série publique est libellée « Banques — base sociale », telle que le rapport de supervision la définit pour cette ligne. Elle ne doit pas être relue comme la somme de toutes les populations du rapport. En cas de doute sur une filiale participative, on revient au tableau source plutôt que d’additionner.
- Une mourabaha en impayé est-elle une créance chirographaire ?
- Pas par principe. Selon le montage, l’établissement peut rester propriétaire du bien jusqu’au transfert. Le contrat et le titre priment sur l’analogie avec un prêt.
Évaluer un portefeuille de créances en souffrance
Serenor Capital accompagne les institutions financières et investisseurs dans l’analyse et la valorisation de portefeuilles de créances en souffrance au Maroc.
Les analyses de Serenor Capital portent sur les créances en souffrance, leur valorisation et le développement du marché du crédit en difficulté au Maroc.
Cette note constitue un commentaire général sur la méthode et la structure de marché. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni un conseil juridique, ni une recommandation relative à un portefeuille, une opération ou un actif financier.