Marché
Base sociale et base consolidée des créances en souffrance
Deux périmètres, deux chiffres, aucune moyenne.
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- Serenor Capital
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Bank Al-Maghrib publie les créances en souffrance des banques deux fois : une fois pour la société au Maroc, une fois pour le groupe consolidé. Les deux photos sont vraies. Elles ne décrivent pas le même ensemble d’actifs.
Ce que chaque base contient
La base sociale, dans les rapports de supervision, vise les banques — le périmètre « Banques — base sociale ». Fin 2025, le stock y est de 102,3 milliards de dirhams et le taux de 8,3 %. C’est la série du monitor, annuelle, au 31 décembre, de 2012 à 2025.
La base consolidée inclut un périmètre plus large, notamment des filiales. Fin 2025, le rapport imprime 141,7 milliards et un taux de 8,8 %. L’écart de stock, environ 39 milliards, n’est pas une erreur de saisie. C’est un autre ensemble.
Pourquoi le graphique n’en montre qu’une
Superposer les deux courbes sans le dire, ou enchaîner une année sociale et une année consolidée, fabrique une variation qui n’a pas eu lieu. Le monitor s’en tient à la base sociale parce que c’est une série continue, nommée, et vérifiée année par année.
La série consolidée est conservée dans le fichier de données. Elle n’est pas tracée sur le graphique public. La raison est documentée dans la méthodologie : on ne mélange pas les bases.
Le classeur monétaire n’est pas un troisième synonyme
Les statistiques monétaires contiennent une série mensuelle intitulée « créances en souffrance ». À fin 2025 elle ne coïncide pas avec le stock du rapport de supervision. L’écart est de l’ordre de 0,7 milliard. Les deux publications ne portent pas le même libellé de périmètre.
Cette série mensuelle est archivée pour examen. Elle n’est pas publique et elle n’est pas raccordée à l’annuelle. Un commentaire de marché qui « met à jour » le 102,3 avec le dernier mois du classeur raccorde deux objets différents.
Usage dans une note ou une data room
Toute phrase qui cite un encours NPL marocain devrait nommer la base, la date et la population (banques, et non sociétés de financement). « Le NPL marocain est de 8 % » sans ces trois mentions n’est pas vérifiable.
Pour le contexte sectoriel d’un portefeuille cédé par une banque de la place, la base sociale est en général la bonne référence, à condition que le portefeuille soit bien celui de cette société et non celui d’une filiale hors périmètre. Le guide créances en souffrance au Maroc pose le cadre.
Dans la même série
- Statistiques des créances en souffrance
- Morocco NPL Monitor
- Lire le taux de couverture des créances en souffrance
- Sociétés de financement et créances en souffrance
Cette note décrit une méthode de lecture. Elle ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou d’investissement, ni une opinion sur un dossier particulier. Serenor Capital n’achète pas de créances pour compte propre, ne gère pas de fonds et n’exerce pas le recouvrement.
Sources et références
- Bank Al-Maghrib, Rapport annuel sur la supervision bancaire, exercice 2025 — PDF
- Bank Al-Maghrib, Circulaire n° 19/G/2002 du 23 décembre 2002 relative à la classification des créances et à leur couverture par les provisions, telle que modifiée — PDF
- Circulaire n° 1/W/2025, adoptée le 5 décembre 2025, effet au 1er janvier 2027. Elle ne retraite pas les chiffres 2012–2025 commentés ici.
- Série publique Serenor, base sociale, banques — Morocco NPL Monitor et méthodologie
Questions fréquentes
- Quel chiffre faut-il citer ?
- Celui dont le périmètre correspond à la question. Un portefeuille de créances de la banque au Maroc se compare à la base sociale. Un groupe avec des filiales à l’étranger se compare à la base consolidée. Le monitor public trace la base sociale.
- Peut-on présenter la moyenne des deux ratios ?
- Non. Une moyenne de 8,3 % et de 8,8 % n’a pas de périmètre. Elle ne décrit ni la banque ni le groupe.
Évaluer un portefeuille de créances en souffrance
Serenor Capital accompagne les institutions financières et investisseurs dans l’analyse et la valorisation de portefeuilles de créances en souffrance au Maroc.
Les analyses de Serenor Capital portent sur les créances en souffrance, leur valorisation et le développement du marché du crédit en difficulté au Maroc.
Cette note constitue un commentaire général sur la méthode et la structure de marché. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni un conseil juridique, ni une recommandation relative à un portefeuille, une opération ou un actif financier.