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Lire le taux de couverture des créances en souffrance
Un ratio imprimé par Bank Al-Maghrib, distinct des planchers de catégorie.
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- Serenor Capital
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Le taux de couverture répond à une question prudentielle : quelle fraction du stock en souffrance est déjà passée en provisions. Il ne répond pas à la question de prix : combien de dirhams reviendront, et quand.
Le chiffre publié, pas un quotient
Fin 2025, Bank Al-Maghrib imprime un taux de couverture de 68 % pour les créances en souffrance des banques sur base sociale, à côté d’un stock de 102,3 milliards de dirhams. La série du monitor reprend ce taux tel qu’il est publié. Elle ne le divise pas à partir des provisions lorsque le rapport donne déjà le ratio.
Certaines années, le rapport donne les provisions et pas le taux, ou l’inverse. L’année reste alors sans taux dans la série, plutôt que de fabriquer un chiffre. C’est le cas, dans la série vérifiée, lorsque la couverture n’est pas imprimée. Le trou est un trou.
Distinct des planchers de 20, 50 et 100 %
Les minima de l’article 13 s’appliquent catégorie par catégorie, après intérêts réservés et garanties éligibles. Le taux de couverture du secteur est un agrégat. Une banque peut afficher une couverture proche de 70 % alors que ses compromises sont au plancher de 100 % sur l’assiette qui reste après garanties, et que ses pré-douteuses sont au plancher de 20 %.
Utiliser 68 % comme un haircut unique sur la valeur nominale d’un portefeuille ignore cette mécanique. Le bon emplacement de la discussion provision contre valeur est l’article provision comptable et valeur économique.
Un ratio stable peut cacher un stock qui grossit
Entre 2023 et 2025, le taux imprimé passe de 67 % à 69 % puis 68 %, pendant que le stock passe de 94,8 à 102,3 milliards. La stabilité du ratio ne dit pas que le risque est immobile. Elle dit que les provisions ont accompagné le stock, à peu près.
Pour un cédant, un taux stable n’est pas non plus un argument de prix. L’acheteur n’achète pas la provision. Il achète un droit sur des flux, net de frais et de délai. Le taux éclaire ce que la banque a déjà reconnu. Il ne fixe pas la décote de cession.
Périmètre
Le 68 % de fin 2025 est un chiffre de banques, base sociale. Il ne se transpose pas aux sociétés de financement, ni à la base consolidée, ni à une ligne « créances irrégulières » si le rapport utilise ce libellé pour un autre agrégat.
Le graphique public et le tableau annuel sont sur le Morocco NPL Monitor. Cette note explique comment ne pas sur-interpréter la colonne. Elle ne republie pas la série.
Dans la même série
- Provision comptable et valeur économique
- Statistiques des créances en souffrance
- Créances compromises au Maroc
- Base sociale et base consolidée des créances en souffrance
Cette note décrit une méthode de lecture. Elle ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou d’investissement, ni une opinion sur un dossier particulier. Serenor Capital n’achète pas de créances pour compte propre, ne gère pas de fonds et n’exerce pas le recouvrement.
Sources et références
- Bank Al-Maghrib, Rapport annuel sur la supervision bancaire, exercice 2025 — PDF
- Bank Al-Maghrib, Circulaire n° 19/G/2002 du 23 décembre 2002 relative à la classification des créances et à leur couverture par les provisions, telle que modifiée — PDF
- Circulaire n° 1/W/2025, adoptée le 5 décembre 2025, effet au 1er janvier 2027. Elle ne retraite pas les chiffres 2012–2025 commentés ici.
- Série publique Serenor, base sociale, banques — Morocco NPL Monitor et méthodologie
Questions fréquentes
- Peut-on recalculer le taux à partir des provisions et du stock ?
- La série publique reprend le taux imprimé par Bank Al-Maghrib. Elle ne le reconstruit pas. Un écart entre un quotient maison et le taux publié se résout en faveur du chiffre imprimé, pas d’une moyenne.
- Un taux de 68 % veut-il dire que 32 % seront perdus ?
- Non. Le complément du taux n’est pas une perte économique attendue. Des garanties, des flux futurs et des coûts de recouvrement restent en dehors de ce ratio.
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Serenor Capital accompagne les institutions financières et investisseurs dans l’analyse et la valorisation de portefeuilles de créances en souffrance au Maroc.
Les analyses de Serenor Capital portent sur les créances en souffrance, leur valorisation et le développement du marché du crédit en difficulté au Maroc.
Cette note constitue un commentaire général sur la méthode et la structure de marché. Elle ne constitue ni un conseil en investissement, ni un conseil juridique, ni une recommandation relative à un portefeuille, une opération ou un actif financier.